Paysages sous influence

Exposition présentée du 8 au 26 janvier 2019 au Château du Parc Anger à Redon (à côté de la médiathèque).

Vernissage le vendredi 11 janvier à 18h.

Un grand projet urbain est en train de se construire autour de l’île de Redon. Avec Confluences 2030, le paysage va être amené à bouger. La Vilaine et le canal forment un fil conducteur dans ce projet. En contact direct avec le front urbain, l’eau est un atout incomparable et il est évident que c’est là, à deux pas du centre historique que se dessine une part importante de l’avenir de Redon.


Ici comme ailleurs, le paysage est marqué par l’histoire de ce que nous en avons fait et par ce que nous sommes encore en train de faire. Il évolue et se transforme sous notre emprise.


Dans le but d’apporter un témoignage de ces évolutions, j’ai entrepris depuis quelques années un observatoire sur les paysages concernés. Ce n’est pas une commande mais un travail que j’avais envie de mener. Le monde évolue et il y aura toujours besoin de la photographie pour garder une trace des lieux en constante mutation.


Comprendre et décodifier les paysages qui se sont construits et développés au fil du temps où une mémoire de l’eau et une certaine culture ouvrière sont toujours inscrites dans l’architecture et les habitants. La réalité de ce constat est assez complexe et révèle des tensions entre : passé et présent, beauté et contrainte, urbanisme et nature. Au cours de mes errances j’ai cherché à traduire mes interrogations, à m’intéresser aux marges de la ville, aux espaces périphériques et interstitiels, aux excroissances qui font de ces lieux ordinaires la base d’une analyse critique de paysage et de son image.


C’est un travail en noir et blanc, en format panoramique, proche de la photo documentaire contemporaine avec une certaine part de subjectivité. Il s’agit d’un lent processus d’observation qui rend compte sous des ciels tourmentés et des lumières capricieuses d’un paysage de l’habitat et du travail dans lequel on vit. Un paysage quotidiennement traversé trop souvent sans regard et qui n’offre dans la réalité que peu d’intérêt mais c’est sa transformation photographique qui le rend intéressant.

Philippe Caharel

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