Réseau des médiathèque(s) - Redon Agglomération - Guy Boley

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Boley

Quand Dieu boxait en amateur

 "J'ai l'impression que l'écriture va me recréer une mémoire qui va se trouver être largement plus réelle que celle dont je pensais qu'elle était la vraie.

(...)En écrivant ce livre, j'étais davantage poussé par les mots que par l'envie de faire un roman (...) 

la musique des mots, le chant de la phrase, c'est ça qui me plaît avant tout et qui m'emmène sur des chemins sur lesquels je ne serais jamais allé en ayant une idée ou un canevas ou une envie de dire."

 

Boley

Quand Dieu boxait en amateur

 "J'ai l'impression que l'écriture va me recréer une mémoire qui va se trouver être largement plus réelle que celle dont je pensais qu'elle était la vraie.

(...)En écrivant ce livre, j'étais davantage poussé par les mots que par l'envie de faire un roman (...) 

la musique des mots, le chant de la phrase, c'est ça qui me plaît avant tout et qui m'emmène sur des chemins sur lesquels je ne serais jamais allé en ayant une idée ou un canevas ou une envie de dire."

 

Biographie & Bibliographie

Né en 1952 à Besançpn, Guy Boley a fait mille métiers (ouvrier, chanteur des rues, cracheur de feu, directeur de cirque, funambule, chauffeur de bus, dramaturge pour des compagnies de danses et de théâtre) avant de se consacrer à l'écriture.

 

Bibliographie

bibliBoley

 

 

  • Brèves de comtois, avec Yves Perton, Editions Castor et Pollux / Editions Dartagnan, 2000
  • Fils de feu, Editions Grasset (Prix Françoise-Sagan, grand prix SGDL du premier roman, prix littéraire Georges-Brassens et prix Alain-Fournier en 2016 ; prix littéraire Québec-France Marie-Claire-Blais en 2018), 2016

Les titres en gras sont disponibles sur le réseau des médiathèques

 

 

Quand Dieu boxait en amateur

 

Quand dieu boxait en amateur

 

 3.Quand dieu boxait

 

 

Dans une France rurale aujourd’hui oubliée, deux gamins passionnés par les lettres nouent, dans le secret des livres, une amitié solide.

Le premier, orphelin de père, travaille comme forgeron depuis ses quatorze ans et vit avec une mère que la littérature effraie et qui, pour cette raison, le met tôt à la boxe. Il sera champion. Le second se tourne vers des écritures plus saintes et devient abbé de la paroisse.

Mais jamais les deux anciens gamins ne se quittent. Aussi, lorsque l’abbé propose à son ami d’enfance d’interpréter le rôle de Jésus dans son adaptation de La Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, celui-ci accepte pour sacrer, sur le ring du théâtre, leur fraternité.
Ce boxeur atypique et forgeron flamboyant était le père du narrateur. Après sa mort, ce dernier décide de prendre la plume pour lui rendre sa couronne de gloire, tressée de lettres et de phrases splendides, en lui écrivant le grand roman qu’il mérite.

 

 

 

 

 

 

 

 

Extraits

Extraits

" Encore quelques années, et même quelques mois, et à n’en pas douter, ça va finir par arriver. Il boxera comme un professionnel. Il aimerait tant que sa mère soit enfin fière de lui et qu’elle le considère autrement que comme une esquisse d’homme, ou que l’ombre d'une ombre aplatie comme une crêpe, paf-entre-deux-wagons. Il ne sait pas encore quelle mourra subitement, noyée dans la rivière qui entoure la ville, en tombant de ce pont qu’elle traversait quotidiennement à fin d’aller faire ses ménage chez les bourgeois du centre-ville, d'aucuns prétendant qu'elle n'en tomba pas, mais qu'elle l'enjamba, et puis qu'elle en sauta. Quoi qu’il en soit, glissade ou sabotage, elle disparaîtra du monde des humains avant qu’il ne parvienne à la plus haute marche et qu'on pose sur son front les lauriers de la gloire. Il ne sait pas non plus qu’à défaut d’une mère, ce sera son fils qui, plus tard, arrachera au Petit Larousse des mots d’or et de jade, de porphyre et de marbre, pour le glorifier".
Le déifier.
Et sanctifier son nom sur cet autel païen qu’on nomme littérature." (p.64)


Revue de presse

 De son écriture forte et vive, tantôt cognant, tantôt tendre, pleine d'images, pleine d'humour, Guy Boley démiurge dessine un merveilleux personnage, son père, donnant à son prénom tout son sens et lui rendant sa gloire.
"Quand Dieu boxait en amateur" est un hommage à un père et à son monde, celui des hommes et des femmes qui naissent, grandissent, et meurent dans ces quartiers "d'ultime catégorie", eux aussi animés par de grands rêves.

Laurence Houot, France TV Info

 Avec son second roman, deuxième­ volet d’une trilogie, Guy Boley évoque un monde évanoui, avec son lot de maigres joies et de grandes peines. Son style, charpenté, d’un lyrisme râpeux, soutient une prose robuste et imagée où l’émotion, tenue en lisière, affleure à chaque phrase.

Jean-Claude Raspiengeas, La Croix

Guy Boley peint avec justesse et pudeur les sentiments qu'un père suscite dans le cœur de son fils, des sentiments qui peuvent à l'adolescence s'altérer, et laisser un goût amer quand il s'agit de la honte. L'amitié est aussi au centre de ce roman, qui fait le récit de ce lien si particulier qui unit deux amis d'enfance, pareils à "deux lierres à jamais enlacés".

Babelio

 

Guy Boley La grande table

 

 

 

La grande Table, France Culture


 Clara Dupont-Monod, France Inter