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Boley

De bonnes raisons de mourir

 Une rencontre a eu lieu le vendredi 2 octobre à 20h30

à la médiathèque Hélène Cadou à Saint-Nicolas-de-Redon

 

 "Si quelqu'un était assassiné là-bas, qui irait enquêter dans l'endroit le plus pollué du monde ?"

 

Boley

De bonnes raisons de mourir

 Une rencontre a eu lieu le vendredi 2 octobre à 20h30

à la médiathèque Hélène Cadou à Saint-Nicolas-de-Redon

 

 "Si quelqu'un était assassiné là-bas, qui irait enquêter dans l'endroit le plus pollué du monde ?"

 

Biographie & Bibliographie

Morgan Audic est un auteur français.

Né à Saint-Malo en 1980, il grandit à Cancale. Il vit depuis plus de dix ans à Rennes, où il enseigne l’histoire et la géographie en lycée.

Il est l'auteur de "Trop de morts au pays des merveilles", un thriller publié en 2016, puis de "De bonnes raisons de mourir" en 2019.

 

Bibliographie

bibliogr

 

 

  • Trop de morts au pays des merveilles, Le Rouergue, 2016
  • De bonnes raisons de mourir, Albin Michel, 2019

Les titres en gras sont disponibles sur le réseau des médiathèques

 

 

De bonnes raisons de mourir

 

De bonnes raisons de mourir

 

 3.Quand dieu boxait

 

 

Un cadavre atrocement mutilé suspendu à la façade d'un bâtiment.

 

Une ancienne ville soviétique envoûtante et terrifiante.

Deux enquêteurs, aux motivations divergentes, face à un tueur fou qui signe ses crimes d'une hirondelle empaillée.

Et l'ombre d'un double meurtre perpétré en 1986, la nuit où la centrale de Tchernobyl a explosé...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extraits

Extraits

– C’est vraiment le pire endroit où mourir, déclara l’officier Galina Novak.
Au nord, vers la frontière biélorusse, des nuages noirs gonflaient à l’horizon, déversant des averses froides sur les forêts de Polésie. Novak sortit un paquet de cigarettes de sa poche et le tapota nerveusement sur un genou.
– Vous pensez que c’est un meurtre ?
Surpris par la question, le capitaine Joseph Melnyk décrocha un instant son regard de la route et le tourna vers sa passagère. Cheveux blonds soigneusement domestiqués en une queue de cheval stricte, visage juvénile, uniforme flambant neuf au look vaguement américain… une fois de plus, il songea que la jeune femme, tout juste sortie de l’académie de police, ne semblait pas à sa place dans l’habitacle miteux de sa vieille Lada de service.
– Vous pensez que quelqu’un a tué ce type ? insista-t-elle.
Melnyk haussa les épaules.
– Inutile de s’en faire toute une histoire. Je te parie qu’il s’agit d’un touriste qui a fait une crise cardiaque, ou d’un vieil ivrogne qui est tombé d’un balcon. Ça sera réglé en moins de deux heures. Pas la peine d’imaginer le pire.
Peu convaincue, Novak se rencogna dans son siège. D’un geste sec, elle ajusta entre ses lèvres pincées une Belomorkanal, une clope bon marché.
– Il n’empêche. C’est vraiment un endroit moche où finir sa vie, marmonna-t-elle entre ses dents."

 

" Il détestait les craquements sinistres qu’éructaient les dosimètres. Depuis bien des années déjà, le sien restait consigné dans la boite à gants de la Lada. Travailler dans un endroit infesté de radiations était une chose, entendre une machine vous le rappeler sans cesse en était une autre. Les pires spots à éviter, de toute manière, il les connaissait par cœur. Et pour le reste, il était bien obligé de marcher sur de la terre contaminée et de respirer l’air où voletaient de temps à autre des particules radioactives."


Revue de presse

 A Pripiat, méfiez-vous des oiseaux
 Ne commencez surtout pas ce polar si vous avez une tâche urgente à accomplir. Impossible de s’en extraire une fois entamé. (...) Une plongée hallucinante dans la tragédie de Tchernobyl et une analyse très instructive des relations tumultueuses entre Russes et Ukrainiens.

Alexandra Schwartzbrod —Libération 12 août 2019

"Ce Breton professeur d'histoire-géographie très à l'est nous emporte dans une affaire de meurtre entre l'Ukraine contemporaine, celle de la ceinture grise, marquée par les conflits armés avec la Russie, dans l'ordinaire d'une vie faite de débrouille, et la nuit qui jadis fit basculer le sort du pays dans une apocalypse écologique.

Un polar – ou « ethno-polar », comme dit Audic – particulièrement réussi, qui donne des liens à l'histoire fragmentée, entretient un suspense fou en nous attachant au sort de personnages plus vrais que nature."

Le Point 19/07/2019