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Berangere cournut

De pierre et d'os

 "J'étais animée par l'envie, le besoin d'écrire sur l'absence

et la place que peut prendre l'invisible dans nos vies"

 

Berangere cournut

De pierre et d'os

 "J'étais animée par l'envie, le besoin d'écrire sur l'absence

et la place que peut prendre l'invisible dans nos vies"

 

Biographie & Bibliographie

Bérengère Cournut est née en 1979. Elle est correctrice dans la presse et l’édition et écrivaine.

Un temps secrétaire du traducteur Pierre Leyris, dont elle accompagne les œuvres posthumes chez l’éditeur José Corti (Pour mémoire, 2002 ; La Chambre du traducteur, 2007), elle publie son premier roman, "L’Écorcobaliseur", en 2008.

Elle a publié trois livres aux éditions Attila et deux plaquettes de poésie à L’Oie de Cravan, où elle déploie un univers littéraire onirique empreint de fantaisie. 

Elle est également auteure de "Palabres" (Attila, 2011), publié sous le pseudonyme Urbano Moacir Espedite en collaboration avec Nicolas Tainturier (ils apparaissent en page de couverture comme "traducteurs du portugnol").

Enfin, elle publie en 2016 un roman intitulé "Née contente à Oraibi" (Éditions Le Tripode) inspiré d'un voyage qu'elle a fait sur les plateaux de l'Arizona, à la rencontre de la tribu amérindienne des Hopis.

Elle a bénéficié pour « De pierre et d’os » d'une résidence d'écriture de dix mois au sein des bibliothèques du Muséum national d'Histoire naturelle. 

 

Bibliographie

biblicournut

 

 

  • L’Écorcobaliseur, Attila, 2008
  • Schasslamitt et autres contes palpitants, Nouvel Attila, 2012
  • Née contente à Oraibi, Le Tripode, 2016
  • Par-delà nos corps, Le Tripode, 2019
  • De pierre et d'os, Le Tripode, 2019 Prix du roman Fnac 2019

 

Album jeunesse
avec Donatien Mary pour les illustration "Le Roi de la lune", 2024, 2019

Les titres en gras sont disponibles dans le réseau des médiathèques

 

 

De pierre et d'os

 

De pierre et d'os

 

 depierre et d os

 

 

"Les Inuit sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l’Arctique depuis un millier d’années.

Jusqu’à très récemment, ils n’avaient d’autres ressources à leur survie que les animaux qu’ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d’animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments.

L’eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu’accompagne parfois le battement des tambours chamaniques." 

 


Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille.

Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur.

 

 Deux ans après son roman Née contente à Oraibi, qui nous faisait découvrir la culture des indiens hopis, Bérengère Cournut poursuit sa recherche d’une vision alternative du monde avec un roman qui nous amène cette fois-ci dans le monde inuit. Empreint à la fois de douceur, d’écologie et de spiritualité, De pierre et d’os nous plonge dans le destin solaire d’une jeune femme eskimo.

(Babelio)

 

 

 

Extrait

 "Je suis à nouveau seule sur le territoire. A la recherche de baies et de petit gibier. Je dors sur des tapis de mousse quand il y en a ou parmi les saules nains. Il fait chaud – trop chaud parfois. Cela n’est pas bon. Les moustiques m’assaillent, et j’ai peur que les maladies fondent sur moi. Ikasuk pleure certains soirs. Je me demande si des esprits ne rôdent pas.

Ce matin, j’ai cueilli une grande quantité d’airelles. Je les mange par poignées, ça finit par me faire grincer les dents. Je ne les aime qu’avec du sang de phoque, mais je n’ose pas revenir vers la côte pour chasser. J’ai peur de la mer depuis que j’ai touché le tupilak.

Je crains aussi de chasser sur la toundra, car toutes les armes que je possède – ma lance, mon couteau, mon harpon – ont servi récemment à tuer des animaux marins. Si je touche un animal terrestre avec ça, je vais mettre son esprit en colère. Je préfère encore mourir de faim.

Et puis j’ai à nouveau mal au ventre. Comme à chaque lune désormais, mais cette fois plus encore que d’habitude. Je ne vais pas tarder à perdre mon sang. J’imagine que les animaux le savent, et que je ne devrais pas regarder vers le nord, où passeront bientôt les caribous. Qu’il est donc difficile d’être seule – sans père, sans époux, sans famille. Sans raison de vivre, finalement. Le géant et la veuve ont raison, il me faut un enfant – mais où le trouver ?"

De pierre et d'os p.33

Revue de presse

"De pierre et d’os emmène quelque part en Arctique. On ne sait pas vraiment où, on ne sait pas vraiment quand. Un choix assumé de l’auteure Bérengère Cournut, qui livre un conte poétique et un essai ethnographique extrêmement complet, nourri de nombreuses lectures. Bérengère Cournut n’a jamais rencontré le peuple inuit. Elle n’est pas exploratrice, mais bien romancière, et conteuse. Et la magie opère.(...) Dans l’immensité arctique, où tout est une question de survie, ces nomades vivent en communion avec la nature, les animaux et les esprits."

La Croix

"D’une écriture simple, fluide et franche, Bérengère Cournut va droit au but avec une authenticité déconcertante. Chapitre après chapitre, entrecoupé de chants, c’est toute la poésie d’un autre langage qui est mise en œuvre pour décrire une autre réalité partageant pourtant le même monde, à l'autre bout du globe, dans un tout autre paysage."

ActuaLitté 

"On sent la même foulée affinitaire dans ce quatrième roman, veine onirique et poétique, attrait pour des cultures en forte cohésion avec la nature, dont les croyances intègrent notamment un rapport aux esprits, un monde supérieur et un monde inférieur où évoluent les ancêtres morts.(...)
"Son récit sobre et vif prend à la gorge, il parle d’une forme d’existence nomade, de communautés pour qui le partage est la règle, et le monde invisible le spirituel"

 Libération

 "L’ardent roman de l’écrivaine permet de découvrir l’ancien mode de vie des Inuits, grâce à sa vaillante héroïne, entre baie et montagne, fjords et toundra, icebergs et falaises."
Le Monde

Hymne à la complémentarité, à l'entraide et au partage, cette cohabitation littéraire crée un grand sentiment de paix.
Marine Landrot - Télérama

Un roman puissant et poétique : Bérengère Cournut, emmène ses lecteurs dans un autre monde, où les chants, les voix d'ailleurs, les tressaillements de la nature, façonnent l'humanité.
Christine Siméone - France Inter

Avec ce récit hypnotique, bercé par de sublimes chants traditionnels inuits, Bérengère Cournut s'impose comme l'une des grandes plumes du nature writing à la française.
Léonard Desbrières - Magazine LIRE

Sensibilité et imaginaire, voilà ce dont nous avons grandement besoin aujourd’hui, voilà ce que nous offre De pierre et d’os.
Bérénice Guidat - Le 1

Un roman puissant, qui place dès les premières lignes son personnage, une adolescente, en situation de totale solitude, coupée de sa famille par une faille dans la banquise. Comment va-t-elle survivre ? Tout nous semble si juste et dépaysant qu’on a peine à croire que sa connaissance est uniquement livresque.
Anne Kiesel - Ouest-France

On est bluffé par la science et la grâce de l’écriture de Bérengère Cournut
Marianne Payot - "L'Arctique en Majesté" / L'Express

La romancière nous rappelle, à chaque page, que vivre consiste à se renouveler, s’adapter, se réinventer. Dans un désert de glace, la vie est ténue, aride, vaste. Elle n’est pas une offrande, mais une conquête. De pierre et d’os est un voyage initiatique. On pense, parfois, à un conte. La solitude humaine déploie des ailes immenses. La nuit est étoilée. La jeune fille devient une femme puis une vieillarde. Elle marche sur la banquise et rencontre le monde.
Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche

Un roman dont le charme puissant tient au constant dialogue entre intime et cosmique, délicatesse et démesure
Sophie Pujas - Le Point

L’un des plus beaux et des plus surprenants romans de cette rentrée littéraire
Nicolas Spitz - Le Dauphiné Libéré

On comprend donc pourquoi ce roman, qui s’inscrit au confluent de la quête identitaire et du conte initiatique, a plu. Bérengère Cournut y analyse avec délicatesse la question de la transmission et de la place de la nature dans notre existence. Le cahier de photographies en conclusion du livre vient achever sa peinture d’un peuple pétri de contes et de légendes.
Alice Develey - Le Figaro

Un roman d'aventures singulier et magnétique, hors du temps et des modes.
Alexandre Fillon - Les Échos

Avec ce récit élégant et magnétique, l’auteure nous donne à effleurer un monde sauvage mais profondément humain.
Le Studio littéraire

Quel beau roman ce De pierre et d’os de Bérengère Cournut. L’auteure nous prend par la main et nous installe au cœur même d’un peuple. Elle n’en est pas à son coup d’essai. Son précédent roman nous proposait une immersion chez les Amérindiens Hopis en Arizona. Ici, les régions arides d’Arizona se transforment en banquise. Direction, le Grand Nord, l’Arctique. Là où vivent les Inuit. Et le voyage n’est pas frénétique, irrespectueux. Il est tout le contraire, une intrusion poétique au pays de ces descendants des chasseurs nomades. Intrusion lente, paisible, inéluctable comme les jours qui se succèdent doucement sans qu’on sache arrêter le temps ; sans qu’on ait même envie de le faire.
Africa Gordillo - RTBF

À la fois conte féministe, roman d'initiation et roman d'aventures, De pierre et d'os est une oeuvre unique. Tout dans ce livre invite au ravissement : la force littéraire, la forme avec ses chants qui résonnent, la profondeur du propos, le cahier de photographies qui accompagne le tout pour le rendre encore plus vibrant. Et c'est assez rare pour le souligner : quelle magnifique couverture ! Jetez-vous sur ce bijou !
Cyrille Falisse - Var-Matin

Situé dans un hors-temps littéraire, ce roman d’apprentissage s’inspire des chants traditionnels et de la proximité des Inuits avec les esprits. S’appuyant sur un solide matériau ethnologique, Bérengère Cournut laisse libre cours à la fiction, au plus près des sensations.
Sophie Joubert - l'Humanité

De pierre et d’os est le portrait d’une femme, jeune orpheline coupée des siens par la glace disloquée, livrée seule à la nuit polaire. À peine pubère, munie d’un couteau en demi-lune et d’une peau d’ours, obligée de se faire à la fois homme-chasseur et femme, Uqsuralik va chercher à rejoindre une communauté, car seule, la survie est impossible. Roman d’apprentissage et de conquête de soi, il nous touche au plus près, ramène à la surface des éléments oubliés : les cycles de la lune et de la nature, le respect du monde vivant, la bonne intelligence d’une économie qui rend grâce aux animaux nourriciers, aux ancêtres et aux mystères qui nous gouvernent.
Sophie Creuz - L'Echo

Économe, sans effets, la langue de Bérengère Cournut est une magie blanche, qui laisse passer l’âme d’un peuple au travers. Une écriture possédée, à l’image des esprits, plus ou moins farceurs, plus ou moins funestes, plus ou moins créateurs, que l’on croise dans le livre et qui révèlent l’action de forces invisibles. La lecture s’accompagne d’une perte de repères. Si elle fait trace, elle pourrait bien, comme l’espère Bérengère Cournut, devenir une nouvelle “boussole pour notre monde égaré”.
Ysaline Parisis - Focus Vif

L’écrivaine s’approche au plus près, dans une admiration respectueuse, de cet imaginaire collectif qui lie les humains et les éléments, le matériel et l’invisible, dans un grand tout commun. Et, à travers le destin épique de son héroïne, elle célèbre la force des femmes.
Véronique Rossignol – Livres Hebdo

Plus qu’un voyage, c’est une épopée initiatique et ethnologique à travers les étendues polaires de ce continent qu’on voudrait voir comme un « paradis blanc », lors du « grand jour qui dure toujours  », quand en été le soleil ne se couche jamais. Mais si Bérengère Cournut défie les éléments, elle a écrit ce roman à l’aide des documents du Muséum d’histoire naturelle. Et son récit scientifique est nimbé d’une poésie insoupçonnée. La quête intemporelle d’Uqsuralik sur les sentiers de sa féminité, questionne notre rapport à la nature, notre fragilité au monde, notre humanité. Une très belle rencontre de cette nouvelle rentrée.
Sébastien Thomas-Calleja - À voir à Lire

Des visions et leurs chants, les saisons et leur fuite, les errances d’une femme dans la société inuit dont Bérengère Cournut capture enchantements, pensée magique et l’âpreté. Sous ses allures de conte, sous une plume où le merveilleux et le tragique sont toujours à hauteur de femme, De pierre et d’os dessine un récit d’initiation où poésie et prise de langue offrent une autre appréhension du monde.
La Viduité

A la fois lumineuse et mystérieuse, réceptive aux extases du chamanisme, Uqsuralik est l’héroïne inoubliable de ce roman d’aventures doublé d’un roman d’initiation poétique, à l’écriture riche et sensible, ingrédient essentiel de notre fascination pour cette histoire originale pleine d’humanité.
Aline Sirba - Onlalu

Ce livre est un bijou, chaud et précieux. Incontournable. Une richesse littéraire. Une richesse humaine. Une richesse culturelle.
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