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Valentine Goby

Une bête au paradis

Le roman fiévreux d'une lignée de femmes envoutées par ce qu'elles ont de plus précieux : leur terre.

 

Valentine Goby

Une bête au paradis

Le roman fiévreux d'une lignée de femmes envoutées par ce qu'elles ont de plus précieux : leur terre.

 

Biographie & Bibliographie

Cécile Coulon est née en 1990. En quelques années, elle a fait une ascension fulgurante et a publié six romans, dont Trois Saisons d’orage, récompensé par le prix des Libraires, et un recueil de poèmes, Les Ronces, prix Apollinaire.

Bibliographie sélective

biblioGoby

  • Recueil de nouvelles, "Sauvages", Éditions Revoir, 2008
  • Méfiez-vous des enfants sages, Viviane Hamy, 2010
  • Le roi n’a pas sommeil, Vivian Hamy, 2012, prix Mauvais Genres France Culture / Le Nouvel Observateur
  • Le rire du grand blessé, Viviane Hamy, 2013
  • Le cœur du pélican, Viviane Hamy, 2015
  • Trois saisons d'orage, prix des libraires 2017.
  • Les Ronces", recueil de poèmes, Castor Astral, 2018, Prix Guillaume-Apollinaire, Prix de la Révélation de la poésie de la Société des gens de lettres. 
  • Une bête au Paradis, L'iconoclaste, 2019, Prix littéraire le Monde 2019
  • Noir volcan, poésie, Castor Astral, 2020

 Les titres en gras sont disponibles dans le réseau des médiathèques

 

 

Une bête au paradis

Une bête au paradis de Cécile Coulon (L'Iconoclaste), 2019

 Murene

La vie d’Émilienne, c’est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d’un chemin sinueux. C’est là qu’elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel.

Les saisons se suivent, ils grandissent. Jusqu’à ce que l’adolescence arrive et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s’appelle Alexandre. Leur couple se forge.

Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir. Alors leurs mondes se déchirent.

Et vient la vengeance.

 

Extrait

De chaque côté de la route étroite qui serpente entre des champs d’un vert épais, un vert d’orage et d’herbe, des fleurs, énormes, aux couleurs pâles, aux tiges vacillantes, des fleurs poussent en toute saison. Elles bordent ce ruban de goudron jusqu’au chemin où un pieu de bois surmonté d’un écriteau indique : VOUS ETES ARRIVES AU PARADIS.

Lire la suite de l'extrait

Une bête au paradis. p.1

 

"Les premiers jours, après le repos forcé, Émilienne lui avait demandé de venir quand elle tuait une poule pour le déjeuner ou dépeçait un lapin. Louis suivait sagement, enregistrant chacun de ses gestes, le coup de bâton sur la tête de la volaille dont on tord le cou, le roulement des doigts pour retourner la peau du lapin accroché au mur de la maison tête en bas, les plumes retirées une à une, les boyaux dans la casserole pour les cochons. Il regardait Émilienne comme un chat suit un oiseau derrière la fenêtre. Façonnée par les morts consécutives, elle levait sur lui les deux lueurs vertes de ses yeux, rayonnant de cette fermeté, de cette douceur dont il n'aurait su se défaire. Un jour en fin, elle le fixa longtemps, les mains grasses des boyaux de la poule décapitée sur un vieux journal dans la cuisine, puis dit, avec un vrai sourire, pas la moitié d'un sourire, pas un rictus, non, une large et profonde encoche :
- Tu fais partie de cette maison." 

Une bête au paradis. p.30

"Très tôt, sa grand-mère lui avait expliqué que le corps des femmes était « une ville » et celui des hommes « un village ». Les formes des femmes changeaient sans cesse, évoluaient, se répandaient à la vue des autres, la peau se gonflait en certains lieux et se creusait ailleurs, tandis que le corps des hommes, passé l’adolescence, gardait son aspect et sa taille initiale. L’âge et l’alcool pouvaient l’arrondir, mais il ne se métamorphosait pas. "

Une bête au paradis. p.59

Revue de presse


La romancière déroule, dans le domaine du Paradis, une histoire de famille et d’attachement à la terre, construit comme une tragédie. Peut-être son livre le plus intime.
Le Monde, 30 août 2019


Une lignée de femmes accrochées à leur terre, des hommes impuissants à arrêter le destin en marche, Cécile Coulon fait de la campagne française le théâtre d’une tragédie grecque.

La Croix, 23 août 2019

 

Interview de Cécile Coulon / La Grande Librairie (France 5) - Septembre 2019

Interview de Cécile Coulon / Librairie Mollat - 21 octobre 2019