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7. Owens Delia

Là où chantent les écrevisses

"J’attends d’un livre qu’il m’emporte irrésistiblement.
Et il y a des outils imparables : une histoire d’amour et un mystère criminel !"
 

 

7. Owens Delia

Là où chantent les écrevisses

"J’attends d’un livre qu’il m’emporte irrésistiblement.
Et il y a des outils imparables : une histoire d’amour et un mystère criminel !"
 

 

Biographie

 

Delia Owens est née en 1949 en Géorgie, aux Etats-Unis.
Diplômée en zoologie et biologie, elle part s’installer avec son mari, chercheur et biologiste comme elle, au Botswana en 1974. Ensemble, ils étudient les différentes espèces de mammifères de la région. Grâce à cette incroyable expérience au Kalahari puis en Zambie, ils publient trois livres de non fiction, tous bestsellers aux USA : Cry of Kalahary (John Burroughs Award for Nature Writing), The Eye of the Elephant et Secrets of the Savanna. Delia Owens publie également de nombreux articles scientifiques en menant ses recherches sur les espèces animales en danger et elle monte des projets de sauvegarde de grande ampleur.
Après 23 années passées en Afrique, ils vivent désormais en Caroline du Nord, toujours au plus proche de la nature.

Là où chantent les écrevisses est son premier roman. Son prochain est en cours d’écriture.

Une adaptation cinématographique est en cours.

 

Là où chantent les écrevisses

 

Là où chantent les écrevisses

7.La ou chantent les ecrevisses

 

 "Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n'est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.
A l'âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l'abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l'irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même..."

 

 

 

 

 

 

   

Extraits

Extraits

« 1952

Le jour brûlait par ce matin d'août et le souffle humide du marais suspendait des voiles de brouillard aux branches des chênes et des pins. Les bosquets de palmiers nains étaient inhabituellement silencieux mis à part le lent battement des ailes du héron qui s'envolait de la lagune. Kya, alors âgée de six ans, entendit claquer la porte à moustiquaire. Juchée sur un tabouret, elle cessa de récurer les restes de gruau de maïs collés à la marmite et la plongea dans l'eau savonneuse déjà sale de la cuvette. Aucun son à présent, rien que sa respiration. Qui venait de quitter la cabane ? Pas Ma. Elle ne laissait jamais la porte claquer.
Mais quand Kya se précipita dans la véranda, elle aperçut sa mère, vêtue d'une longue jupe brune dont les plis d'aisance lui caressaient les chevilles, qui descendait le chemin sablonneux sur ses hauts talons, des chaussures à bout carré en similicuir d'alligator. Celles qu'elle portait pour sortir. Kya aurait voulu crier, mais elle savait qu'il ne fallait pas réveiller Pa : elle ouvrit la porte et se posta en haut des marches en briques et en bois du perron. De là, elle vit que Ma portait sa grande valise de voyage bleue. D'ordinaire, avec la confiance d'un chiot, Kya savait que sa mère reviendrait bientôt, les bras chargés de viande emballée dans du papier marron huileux ou d'un poulet entier dont la tête se balançait au bout de son cou. Mais jamais Ma n'avait aux pieds ses chaussures en alligator, ni ne portait une valise.
Ma se retournait toujours à l'endroit où le chemin rejoignait la route, le bras levé bien haut, agitant sa main blanche, avant de s'avancer sur la piste qui traversait les forêts des marais et les lagunes envahies de roseaux pour gagner la petite ville quand la marée le permettait. Mais ce jour-là, elle poursuivit sans s'arrêter, d'un pas mal assuré entre les ornières. Sa haute silhouette émergeait par instant dans les trouées des bois jusqu'à ce seules quelques images furtives de son foulard blanc apparaissent entre les feuilles. Kya s'élança jusqu'à l'endroit où elle savait qu'elle pouvait voir toute la route ; de là, elle en était sûre, Ma lui ferait un signe, mais elle n'y arriva que pour entrevoir l'éclair bleu de la valise – une couleur qui s'accordait si mal à la forêt alentour – juste avant qu'elle disparaisse. Elle sentit un poids sur sa poitrine, aussi lourd que des mottes de boue noire, et elle revint s'asseoir sur les marches.
Kya était la benjamine. Ses quatre frères et sœurs étaient tous beaucoup plus grands qu'elle, même si plus tard elle devait oublier leurs âges respectifs. Ils vivaient avec Ma et Pa, serrés comme des lapins au fond de leurs clapiers, dans la cabane en bois brut, dont la véranda bardée de moustiquaires fixait les bois alentour comme un gros œil rond. » (p. 13-14)

 

 

Revue de presse

 

 

"Par ses qualités narratives, l’incarnation de ses personnages et son sens de l’intrigue, le premier roman de Delia Owens est une vraie réussite. Et ce serait injuste de ne pas évoquer les magnifiques descriptions de la faune et la flore du marais. Certes l’auteur, biologiste et zoologiste, connaît parfaitement le décor dans lequel elle a planté son histoire, mais cela ne suffirait pas si ce savoir n’était porté par un vrai talent d’évocation et d’écriture. Les lecteurs ne s’y sont pas trompés, réservant au roman un immense succès que l’adaptation cinématographique (en cours) devrait encore accentuer. Jamais plumes d’oiseaux ne me fut si belles ni coquillages si merveilleux.
Un petit conseil : ne commencez ce roman que lorsque vous aurez vraiment du temps devant vous. Sinon, vous risquez fort de rater votre arrêt de bus, passer une nuit trop courte, remettre à plus tard une tâche ou maugréer contre ceux qui auront la mauvaise idée de vous interrompre…"
Librairie Le Failler (Rennes)

 "Le récit, en alternant les époques, jeunesse de Kya et enquête policière, crée un suspense prenant ; tandis que les descriptions méticuleuses de la vie secrète des marais, associées aux poèmes répétés par Kya, exercent sur l’esprit un effet hypnotique."
Stéphanie Janicot, La Croix