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Caroline Hinault

Solak

Rencontre Mercredi 1er juin 2022 à la médiathèque Jean-Michel Bollé à Redon

"Je voulais écrire une tragédie sous forme romanesque"

 

Caroline Hinault

Solak

Rencontre Mercredi 1er juin 2022 à la médiathèque Jean-Michel Bollé à Redon

"Je voulais écrire une tragédie sous forme romanesque"

 

Biographie & Bibliographie

Caroline Hinault est née en 1981 à Saint-Brieuc. Agrégée de Lettres modernes, elle enseigne la littérature à Rennes où elle vit aujourd'hui.

 

Bibliographie

solak 

  • Solak, Rouergue, 2021 (Prix découverte Claude Mesplède 2021)
  • In Carna, fragments de grossesse, Rouergue, 2022  

Les titres en gras sont disponibles dans le réseau des médiathèques

Solak

Solak

 gracieesSur la presqu’île de Solak, au nord du cercle polaire arctique, trois hommes cohabitent tant bien que mal.

Grizzly est un scientifique idéaliste qui effectue des observations climatologiques ;

Roq et Piotr sont deux militaires au passé trouble, en charge de la surveillance du territoire et de son drapeau. U

ne tension s’installe lorsqu’arrive la recrue, un jeune soldat énigmatique, hélitreuillé juste avant l’hiver arctique et sa grande nuit. Sa présence muette, menaçante, exacerbe la violence latente qui existait au sein du groupe.

Quand la nuit polaire tombe pour plusieurs mois, il devient évident qu’un drame va se produire. Qui est véritablement la recrue ? De quel côté frappera la tragédie ?

Dans ce premier roman écrit « à l’os », tout entier dans un sentiment de révolte qui en a façonné la langue, Caroline Hinault installe aux confins des territoires de l’imaginaire un huis clos glaçant, dont la tension exprimée à travers le flux de pensée du narrateur innerve les pages jusqu’à son explosion finale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait

"Il nous a tendu à chacun une main gantée nerveuse, sans rien dire. Nous on quand même dit nos noms et puis que ce serait mieux de rentrer les caisses qui traînaient encore dehors, on allait avoir tout le temps qu’il faudrait pour faire connaissance. Le gamin a pas répondu, son visage avait quelque chose d’abîmé, de déjà vieux, de déjà mort même j’ai pensé. Il est passé devant nous en portant un carton. J’ai repensé à ses yeux comme deux brochettes de glaçons. Fin comme une anguille, mais ça puait l’écorché. Le coriace. Les emmerdes, je me suis dit."

 

 

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