"On alterne entre deux types d'écriture comme si on alternait entre deux visions du monde"
Originaire du Havre, où elle vit toujours, Bérénice Pichat partage son temps entre enseignement et écriture.
"Ceux qui vivent encore" est son premier roman et le premier tome de sa trilogie, Les promesses des fleurs, toute entière située à Saint-Véran dans le Queyras.
En 2024, elle publie son troisième roman, "La Petite Bonne".
Un huis clos qui alterne la prose et le vers libre et nous entraine dans un Paris bourgeois des années 30, dans la maison d'un couple.
Domestique au service des bourgeois, elle est travailleuse, courageuse, dévouée. Mais ce week-end-là, elle redoute de se rendre chez les Daniel. Exceptionnellement, Madame a accepté d’aller prendre l’air à la campagne.
Alors la petite bonne devra rester seule avec Monsieur, un ancien pianiste accablé d’amertume, gueule cassée de la bataille de la Somme. Il faudra cohabiter, le laver, le nourrir.
Mais Monsieur a un autre projet en tête. Un plan irrévocable, sidérant. Et si elle acceptait ? Et si elle le défiait ? Et s’ils se surprenaient ?
Regarder Bérénice Pichat invitée de l'émission "La Grande librairie"
Dans ce huis clos particulièrement prenant, le temps semble suspendu entre ces deux êtres que tout oppose. Le roman forge une bien étrange odyssée qui ébranle les dogmes sociaux. Bérénice Pichat propose une expérience rythmique et narrative très intense, dont la structure alterne admirablement bien entre prose et vers libres. Cela s’écouterait presque, comme une leçon de piano…
Ouest France
Dans un huis clos fascinant, Bérénice Pichat met en scène un estropié de la Grande Guerre et une Petite Bonne. Un roman à la narration débridée et poétique.
La Petite Bonne est un roman écrit successivement en vers libres et en prose. Il ne suffit pas d’être audacieux pour imaginer un tel style de narration. Il faut surtout beaucoup de talent pour bluffer à ce point le lecteur et l’emmener loin dans une histoire où chaque personnage mène une guerre pour survivre.
Bérénice Pichat, avec sa scansion légère, rapide, parfaitement rythmée, met face à face deux estropiés de la vie, Blaise et la Petite Bonne, et parvient à dire tout de l’humanité, de ses faiblesses comme de ses richesses.(...)
Bérénice Pichat fait fleurir des monceaux de poésie sur les horreurs de la vie. Géant.